Non, je vous en prie. Wilfried allait justement partir...

Publié le par Jimmy

Je reçois de la visite de temps en temps. J'essaie de tout faire pour ne pas attirer l'attention mais que voulez-vous...
Votre café, vous le prenez noir et avec un sucre. C'est ça ? A la bonne heure !
Oui, j'ai des "voisins" qui finissent par me retrouver dans cette cabane au fond des bois. Evidemment que je n'ai rien dit à personne au sujet de cette retraite. Bien sûr qu'elle est volontaire. J'avais besoin de m'isoler.

Oui, à propos de Wilfried. Figurez-vous qu'il a trouvé le chemin seul. Je ne sais pas comment. A la faveur des cliquetis du clavier de mon ordinateur peut-être ; c'est que l'écho est fort par ici. Non, ce n'est pas la première fois que nous nous rencontrons. Disons que nous apprenons à faire connaissance. J'essaie d'en savoir beaucoup sur lui : ce à quoi il pense, ce qu'il fait dans la vie, ses rêves, ses regrets, ses désillusions. Je suis TRES curieux ; et c'est un doux euphémisme. Mais rassurez-vous : je ne le harcèle pas. Il se livre petit à petit. Comme s'il avait besoin de s'exprimer. Je ne fais que recueillir ses propos.

Non, je ne pense pas pouvoir écrire quoi que ce soit. Pas encore. J'en sais encore trop peu sur lui. Lorsque je serais prêt tout finira par se mettre en place. Je verrais la mosaïque dans son ensemble et tout aura un sens.

Accepteriez-vous de déjeuner avec moi ? Tant pis. Ce sera pour une prochaine fois.
Par contre, je vais devoir vous laisser. Je sens comme une odeur de brûlé qui provient de la cuisine ; mes pommes de terre à n'en pas douter. C'est que mon travail m'occupe énormément l'esprit. Si vous voulez bien m'excuser.
Attention en sortant, la dernière marche est un peu traître.

Jimmy.

 

 

Publié dans Heureuses visites

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